Traitement contre le cancer : une nouvelle approche thérapeutique innovante

Traitement contre le cancer : une nouvelle approche thérapeutique innovante
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Cet article a été rédigé pour sans-ordonnance.guide par un médecin du service cancérologie du CHU de Lyon, afin de vous garantir le meilleur niveau de précision possible.

Certains cancers luttent contre des traitements classiques tels que la chimiothérapie ou la radiothérapie en raison de leurs différentes « stratégies » de survie. Mais en manipulant les processus cellulaires, les scientifiques ont maintenant trouvé un moyen de contourner l’un des mécanismes d’auto-préservation du cancer.

Qu’est ce que l’autophagie ?

L’autophagie – un terme qui signifie  » se dévorer soi-même  » en grec – est, normalement, la façon dont les cellules restent ordonnées et fonctionnelles.

Ceci est dû au fait que lorsque l’autophagie est déclenchée, les cellules décomposent les éléments qui ne sont plus utiles et « recyclent » les matériaux pour les réutiliser.

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L’autophagie : schéma explicatif

 

 

Il a été démontré que ce processus a des implications complexes pour les cellules cancéreuses ; parfois, il aide à les détruire, mais à d’autres moments, il les aide à prospérer.

Une façon dont les cellules cancéreuses utilisent l’autophagie « dans leur propre intérêt » est d’échapper à l’apoptose, ou mort cellulaire.

L’apoptose et l’autophagie s’appuient sur des mécanismes similaires pour décomposer le matériel cellulaire qui n’est plus utile. Mais alors que l’apoptose entraîne ce désassemblage jusqu’au bout, causant finalement la mort de la cellule, en autophagie, la mort est reportée par le recyclage d’une partie du matériel cellulaire.

Dans de nombreux cas, les chercheurs ont découvert que la chimiothérapie et la radiothérapie peuvent augmenter la présence de l’autophagie dans les cellules cancéreuses, ce qui leur permet en fait d’entrer dans un processus « d’hibernation » qui les aide à éviter la mort cellulaire et à reprendre leur activité plus tard.

Bien que les chercheurs aient étudié l’importance des inhibiteurs de l’autophagie dans la promotion de l’apoptose, les mécanismes sous-jacents qui permettent la mort cellulaire lorsque ce processus de recyclage est inhibé sont demeurés obscurs.

Aujourd’hui, les chercheurs de pars le monde ont commencé à découvrir certains de ces mécanismes, ce qui leur a également permis de développer une nouvelle stratégie pour contourner l’autophagie des cellules tumorales et déclencher leur mort plus efficacement.

L’Autophagie dans le traitement du cancer

Dans cette étude, les chercheurs expliquent que le lien si mystérieux entre l’autophagie et l’apoptose est le facteur de transcription FOXO3a, qui est une protéine qui porte avec elle des « instructions » sur ce qui devrait avoir lieu au niveau cellulaire.

« Le problème, c’est que de nombreux traitements anticancéreux poussent les cellules cancéreuses au bord de la mort. Mais les cellules utilisent l’autophagie pour entrer dans une sorte d’animation suspendue, s’arrêtant mais ne mourant pas. »

« Nous ne voulons pas que les cellules cancéreuses s’arrêtent ; nous voulons qu’elles meurent. Nous montrons que FOXO3a peut faire la différence entre ces deux résultats. »

Il s’avère que FOXO3a joue un rôle clé dans l’homéostasie cellulaire liée à l’autophagie – c’est-à-dire qu’il aide à réguler ce processus. Il est intéressant de noter que l’autophagie aide aussi à réguler les niveaux de ce facteur de transcription.

En d’autres termes, lorsque la présence de l’autophagie est augmentée, les niveaux de FOXO3a diminuent, et lorsque l’autophagie est régulée à la baisse, plus de FOXO3a est produite, ce qui stimule le processus de recyclage cellulaire. Cela signifie que l’autophagie reste à des niveaux constants, parfois malgré l’action des médicaments de chimiothérapie classiques.

En bref, lorsque l’autophagie est inhibée, plus de FOXO3a est produite, et lorsque cela se produit, les niveaux accrus de FOXO3a aident à renforcer la présence de l’autophagie dans les cellules cancéreuses. Mais en même temps, le facteur de transcription augmente la présence de PUMA, qui entraîne la mort cellulaire.

Ces résultats prometteurs pourraient servir de base à de futurs essais cliniques en mettant ce traitement contre le cancer combiné à l’essai pour en confirmer l’effet.

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